Allongée dans des draps de
coton froissés
On lui a annoncé que dans un
mois ou deux
Elle fermera doucement les
yeux..

Pendant des heures elle attend son enfant
Mais il ne vient pas il n’a
pas le temps
Pourtant elle souhaite
toujours avec espoir
Qu’il sera là pour lui dire
un dernier au revoir..

Les nuits sont longues dans la noirceur
La porte à moitié fermée elle
a peur
Parfois quelqu’un passe dans
le couloir
Comme une ombre imprécise
dans le noir..

Elle se sent abandonnée et
seule au monde
Parmi les orages le tonnerre
gronde
L’aurait-il oublié après
toutes ces années
Pourtant elle n’a jamais
cessé de l’aimer..

Les journées sont longues et
monotones
Elle ne voit jamais personne
Elle sent la fin,son corps
l’a fait souffrir