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Femme Lointaine

Femme
lointaine ton regard est de glace
Femme
fétiche dans la prairie d’automne
Toi dont
les rêves figent dans l’espace
Femme
invincible dans le coeur des hommes..
Tes pas
errent dans les rues au cours des saisons
Tu es comme
le feu flambant sans combustion
Ta voix
trahit subtilement tes intentions
Tu séduis
sans que ton pas trace un sillon..

Femme
lointaine ton ombre voyage loin de toi
Tu froisses
ta chair pour en garder tout l’éclat
Les
mouvements de ton corps ne te procurent aucune joie
Tu marches avec lenteur et
le temps feutre tes pas..

Tes yeux ne
s’ouvrent jamais à la vie
Au
crépuscule tes cris d’appréhension s’entremêlent
Dans
l’usure du monde, tu fais le tour de la nuit
Et tu
t’aperçois que tu vis à l’ombre de la lumière..

Femme
lointaine, tu refuses l’amour et ses jeux
Tu fuis
l’engagement, tu as peur d’aimer
Tu finiras
par rencontrer quelque part ton dieu
A des
milles de distance dans tes rêves tourmentés..

Femme
lointaine ton corps songe dans un jardin oublié
Dans les
grandes giboulées d’étoiles de ton ciel
Tu danses
sur des airs de musiques voilées
Tes rires
sont nostalgiques, l’amour t’interpelle..

Femme
lointaine tu danses sur le son des guitares
Ton rêve
est en suspens tu le regardes dans les yeux
Ta voix
vibre et ton regard devient volage
Un homme
s’avance le corps noueux..

Vos regards
se croisent, tu fermes les yeux
Pour toi
femme lointaine adieu tristesse des matins
L’amour
pétille au fond de tes yeux
Un homme
est là sur ton chemin..

Ginette Talbot
4 octobre2008

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©Ginette talbot
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