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Il n’a fait que passer..
À pas incertains sur la
piste elle dansait
Dans le parc à l’aube de
son innocence
Dans un brouillard de
soie les violons jouaient
Et elle valsait en
suivant la cadence..

Bercée d’illusions à doux
pas de velours
Balançant son corps aux
racines de sa joie
Elle venait tout juste de
rencontrer l’amour
Et son corps bouillonnait
sous ses doigts..

Elle se laissait
transporter par ses illusions
Elle gémissait peut-être
un peu subtilement
Elle suivait chaque pas
de son compagnon
Le temps glissait à
reculons discrètement..

Elle était pure, souple
et très belle
Le monde qu’elle avait
créé était langoureux
Son regard était rempli
d’étincelles
Dans ses yeux elle
croyait qu’il était heureux..

Son coeur battait si fort qu’elle tremblait toute
frêle
Leurs faibles doigts se
pressaient dans un rythme effréné
Tentant de rejoindre le
bout du monde de ses rêves
De tendresse pareille à
des lampes allumées..

Leurs deux corps pris
dans l’engrenage du désir
Il était grand et fort,
beau, tendre et passionné
Sur un air de violon ils
décidèrent de partir
Et de consommer cet amour
en ce soir d’été..

Elle regarda son sexe
jaillir, elle était en amour
Il la fit gémir de
plaisir et ensuite il s’enfuit
Elle regarda le ciel
étoilé tout autour
Il n’avait fait que
passer dans sa vie..

Aujourd'hui
elle entend encore le son des violons
Qui ne jouent
plus que pour elle
Il faut
qu'elle oublie son compagnon
Pour lui ce ne
fut qu'un désir charnel..

Ginette Talbot
7
Janvier 2009

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©Ginette talbot
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