Je me souviens toujours de toi..

 

Il y a sur mon bureau un petit cadeau de pure soie

A côté un pot de fleurs séchées et une photo de toi

Assise dans la cuisine je regarde les glaïeuls de papier

Je lis le journal du quartier en humant l’odeur du café..

 

 Après toutes ces années je me souviens de ton sourire

Si tu savais combien de mots je voudrais t’écrire

Sous la terre endormie j’entends tes cris sans voix

J’ai encore ta mèche de cheveux douce comme de la soie..

 

Tu vois surement les larmes dans les yeux de ta mère

Certains jours le monde me semble si désert

Ma peine me mord les tripes au plus vif de ma chair

Tu étais beaucoup trop jeune pour quitter la terre..

 

Je ne peux pas inverser l’immuable logique

Même après tout ce temps c’est encore la panique

 Est-ce que ton âme y a gagné en éclat féérique ?

Car moi j’ai perdu un grand morceau de ma vie fantastique..

 

Tu es partie avec toute l’innocence de tes quinze ans

J’entends encore ton dernier soupir dans le temps

On était à la porte d’un tout nouveau printemps

J’espère que tu vis dans l’immensité des vents..

 

Quand une mère voit partir son enfant

Elle est condamnée à souffrir pour longtemps

Tu es présente dans mon coeur constamment

Je t’aimerai toujours et je t’en fais le serment…

 

Ce poème est dédié à ma fille
Caroline décédée à quinze ans..

 

Ginette Talbot
5 octobre 2008

 

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