C’était un sombre jour
d’automne
la fiancée faisait ses
adieux à son homme
un bateau embarquait les
marins
pour les reconduire au loin.

Après les adieux d’une voix
plaintive
elle le regardait s’éloigner
de la rive
avant de quitter le
débarcadère
en pleurant elle fit une
prière..

En marchant dans sa course
errante
sa voix fraiche devenait
gémissante
elle pensait aux premiers
jours de sa jeunesse
à ses rêves d’or qui étaient
remplis de tendresse..

Dans son âme chaste et
sereine
elle vivait avec toute sa
peine
aux premiers pas d’avril le
rossignol
vint mêler son chant à la
nature frivole..

Le front rayonnant
d’espérance
La fiancée voit un navire
qui s’avance
Les flots d’une mer
étrangère
Son amour était tombé à la
mer..
A quelques pas il y avait
une femme solitaire
Qui se trouvait aussi dans
l’onde amère
Un froid cercueil, des
personnes détruites
Des âmes en deuil qui
s’affaissent dans le vide..

Ces deux femmes souffrent
Des bruits s’élèvent du
gouffre
On dit que le soir sous les
ormes
On voit errer une blanche
forme..

On entend une voix plaintive
Se mêler ordinairement sur
la rive
Cette voix se mêle souvent
Aux bruits que fait le
vent..
