|

L’âge d’or..

L’âge d’or en point de
mire
J’ai du mal à m’endormir
Je vis parfois parmi les
tempêtes
Il y a des deuils jusque
dans mes rêves..

L’âge d’or est soudain
apeuré
La tendresse commence à
déchirer
La grande quête du
bonheur
Avec mes rires d’oiseau
moqueur..

L’âge d’or qui me fait la
gueule
Le coeur à vif en centre d’accueil
Il y a ces questions
comme un linceul
Et mes fragilités face au
deuil..

Qui a dit que la vie
était facile
Avec ces angoisses
inutiles
Le temps qui file,
châteaux fragiles
Rempli de rêves
immobiles..

Le corps s’effrite,
l’audace s’épuise
Et l’on apprend que tout
se brise
Certains jours ma mémoire
Refait toute mon
histoire..

Il y a les blessures
endormies
Et tous ces soirs de
nostalgie
L’âge d’or m’apprend que
dans la vie
Il y a un peu de mort
aussi..

L’âge d’or arrive au bout
de notre vie
Lorsqu’on pourrait vivre
sans soucis
Mais notre corps a de
l’usure
Il y a nos petits bobos
qu’on endure..

À l’âge de la vieillesse
oublieuse
La mémoire est parfois
poussiéreuse
L’âge d’or a peut-être à
vrai dire
Ce que l’on craint de
devenir..

Il y a la vie et il y a
moi
Qui m’en fais un peu trop
parfois
Je sais qu’au bout de mon
destin
Je vais partir sur des
récifs lointains..

Je pense que pour le
temps qu’il me reste
Tous mes rêves me
pressent
Et que j’ai réussis ma
vie
En me berçant de
fantaisies..

Les vieux avancent à pas
de pierre
Aigris comme un début
d’hiver
L’âge d’or a l’amertume
de l’impasse
Et en veut au temps qui
passe..

L’âge d’or le dos en
montagne
N’a que le ciel qui les
accompagne
Et ils se bercent souvent
les vieux
Avant de s’endormir en
chiens frileux..

Ginette Talbot
18 Mars 2009

Menu poèmes
Menu
©Ginette talbot
|