Comme le blanc ou bien le noir

Le découragement ou l’espoir

De la tendresse ou de la haine

Une relation remplie de crainte

Comme la vie ou bien la mort

Je veux t’aimer bien plus encore

Quand je chuchote tout contre toi

Je savoure cette vie qui est en moi

Le désespoir  je n’en veux plus

La vie est courte je ne pleure plus

Chaque jour, pour moi est un rappel

Que rien sur terre n’est éternel

Dans ma valise de ce monde

Des rêves de toutes sortes inondent

Quand je dresse l’oreille au silence

J’en éprouve un bonheur immense

Mon  passé sur la rivière s’enfuit

Une vague l’emporte très loin à l’infini

Des oiseaux se préparent à partir

D’autres vont bientôt  mourir

Ma vie se pose au creux du monde

Je devrai un jour quitter la ronde

  J’ai soif de temps, l’amour est doux

La froidure me frôle soudain la joue
 

La vieillesse se promène, souffle le vent

La vie vient faire des câlins au temps

Le soir venu dans la nuit tombante

L’ombre est une scène passionnante
 

La vie est une mer souvent bouleversée

Je chante avec le vent pendant la traversée

Comme l’oiseau qui fuit vers un soleil lointain

Sur ma barque je cherche un refuge divin
 

À l’automne de ma vie mon corps se flétri

Un jour, je sais que je devrai quitter mon nid

Un beau matin où les routes se croisent

Je traverserai la route de l’angoisse

Laissant derrière tous mes rêves de faïence

Une larme sur ma joue coule quand j’y pense

Tous les départs bouleversent mon coeur

Des cris plaintifs entremêlés de pleurs

La complainte du vent me rends solitaire

La mort se promène doucement dans l’air

Je ne ressens ni joie,ni tristesse, ni colère

Je sais qu’un jour je vais quitter la terre
 

Rien ne presse je savoure chaque instant

Je croise des sourires sur la route du temps

Je n’y peux rien la vie est le plus grand mystère

Je vis chaque seconde comme si c’était la dernière
 

Ginette Talbot
 

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