Le dernier train..

Aujourd’hui j’écris les deux poings fermés

Car je viens de prendre le dernier train

L’heure n’est plus aux grands cris désespérés

Je ne sais plus si je serai là demain..

 

J’écris pour tous mes compagnons d’automne

Coincés dans leurs espoirs et leurs illusions

Ma vie n’aura jamais été monotone

Maintenant je vivrai ma vie avec des frissons..

 

J’ai le courage de me montrer dépourvue face à l’inconnu

Je vais regarder l’avenir comme j’en aurai envie

Ce n’est pas possible de faire autre chose que ce qui est prévu

Je suis comme une marionnette prise au piège de la vie..

 

Dans ce train il y a l’homme de ma vie

Des amis, des parents, des gens que j’aime

Ils se sentent tous comme moi, démunis

Le roue tourne, nous séduit et nous emmène..

 

Pourquoi devrais-je calmer mes passions

L’amour fut le souffle quotidien de toute ma vie

Ma vie s’est écoulée au rythme des saisons

Je vais prier pour que l’amour me garde encore en vie..

 

Je suis devenue une femme âgée avec toute sa raison

Je peux encore décider de ce que je fais de mon temps

Dans ce dernier train je ne veux plus de compassion

La vie c’est un manège qui tourne tout le temps..

 

 Je ferme les yeux pour mieux entendre la vie

J’entends l’eau de la rivière s’écouler lentement

Je veux vivre simplement ce qu’il me reste de vie

Je me sens bercé par la douceur du vent..

 

Je sais que l’existence qu’il m’est donné de vivre

Comporte ses risques et aussi ses plaisirs

Je crois que le ciel finit toujours par me séduire

Il m’arrive de pleurer comme il m’arrive de sourire..

 

Je ne veux plus voir le temps passer

La vie est comme une grande procession

Où on avance sans jamais pouvoir reculer

Alors il vaut mieux tout vivre avec passion..

 

Dans le dernier train de ma vie la mort me fait peur

J’avais l’impression de commencer mon voyage

Mais le dernier train vient de m’embarquer il est l’heure

Je voudrais que ce soit mon plus grand voyage..

 

On vit sa vie sans penser qu’un jour on partira

Le temps se glisse, le temps s’enfuit

Et un jour notre jeunesse s’en va

On sait que bientôt tout sera fini..

 

On prépare ses bagages et on se souvient

De chaque souffrance, chaque bonheur

On regarde en avant et l’on voit le chemin

Et des larmes coulent tout au fond de son cœur..

 

Ginette Talbot

 Septembre 2008

 

Menu poèmes

Menu

  ©Ginette talbot