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Le peintre..

Le peintre contemplait les oiseaux blancs
En regardant ses tableaux et ses couleurs
C’était impossible de reproduire les nuances
De bleu et de blanc tout en douceur..
Les oiseaux frôlaient le cap au matin
Le mur était chargé de couleurs insupportables
Et en tenant le pinceau dans ses mains
Il peignait avec du bleu et du blanc instable..
Il ne voyait pas le soleil qui partait rapidement
Et le peintre devenait de plus en plus sombre
En marmonnant, en chialant et dénonçant
Et en voyant l’intransigeance de l’ombre..
Il rentra chez lui dans sa petite chambre
Une petite pièce étroite et un vieux matelas
Une fenêtre sale et une toilette moisissant
Et de grosses saletés grises sur ses draps..
Il aurait voulu bien entourer les oiseaux blancs
Devant sa toile il resta debout et silencieux
Il ne savait quoi dire seul dans son appartement
Il se dit alors qu’il avait fait de son mieux.
De multiples toiles le long des murs
Mais de dos, sans chevalets et par terre
Il y avait partout des pots de peinture
Qui se trouvaient parmi la poussière..
Il regarda son tableau et ses couleurs
Tout en contemplant les oiseaux blancs
Il savait qu’il avait placé tout son cœur
Dans ce tableau rempli de miroitements..

Ginette
Talbot
15 Décembre
2009

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©Ginette talbot
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