Le peuplier..

 

J’étais debout à ses côtés

C’était un énorme peuplier

Malgré ses quatre-vingt ans

Il rêvait encore de temps

J’entendais ses frêles murmures

Il chantait l’hymne à la nature

Sa vie était un beau pèlerinage

Il tentait d’ignorer son âge..

Et tout près des jeunes peupliers

Il les admirait et aimait discuter

Voyant la fraîcheur de ses amis

Gonflant leurs bourgeons avec envie

Leur tronc blanc comme vêtu de soie

Et leur cime si pure et si belle à la fois

 On aurait dit que le grand peintre du ciel

     Avait déposé une palette d’or éternelle.. 

   
C’était la fin de sa vie, la fin de lui-même

Pourquoi compter les années quand on aime

Il se demandait s’il avait une âme

Douce comme une peau de femme

Aujourd’hui prenons une leçon

Celle de nous aimer de la même façon

En chantant avec eux un divin poème

À ne pas compter les années quand on aime !

 

Ginette Talbot

Le 28 Mars 2010

 Menu
Menu poèmes
Menu poèmes 2

  ©Ginette talbot