Les deux pieds dans le vide

Les deux pieds dans le vide

Le temps vient me bousculer

Je voudrais me sentir libre

La vie ne peut pas s’arrêter


Le sommeil n’a plus de corps

Et le temps ferme les yeux

Je dévisage le sombre décor

Et novembre a de gros bleus

Il y a des pas dans ma mémoire

Et novembre se sent trop seul

Je me sens isolée ce soir

Et ma vie pleure sur le seuil

Je suis aux portes de l’absence

Et je ressens un vif tourment

Il y a toute l’indifférence

Devant l’intolérable froissement

Les pieds coincés dans la clôture

De ce vide je veux tout remplir

Le temps est lourd, le temps est dur

Et dans ma tête tout se déchire

Pointée devant cette réalité

Avec autant de frayeur

La vie entrave ma liberté

Et c’est la fuite du bonheur

Les deux pieds dans le vide

Le temps vient me bousculer

Je voudrais me sentir libre

Et pouvoir me reposer

 Ginette Talbot

16 Août 2009

     

Menu
Menu poèmes
Menu poèmes 2

  ©Ginette talbot