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Lorsque septembre s’enfuit..
Septembre, précieux comme une once de temps
Sur le grand tapis tu t’enfuis sans bruit
Emportant avec toi un rideau flamboyant
Et la solitude nous berce dans la nuit
L’ombre obstinée demeure dans l’attente
Comme une rotule émiettée, une côte fracturée
Et nous restons suspendus à septembre
Aux couleurs chaudes et aux feuilles tombées
Il ne reste que sa poussière multicolore
Un parfum léger règne sur son absence
Les étoiles du soir agressent le décor
S’accrochant à nos souvenirs de septembre..

La lumière automnale encense les journées
Le vent joue dans les branches du saule
Chaque seconde devient une brindille moirée
Quand il vient pleurer sur nos épaules
La lumière de septembre doucement s’enfuit
Et tombe en miettes sur un mirage coloré
Puis s’évapore dans son ciel tout petit
Le vent d’automne a des odeurs parfumées
Lorsque septembre s’enfuit au fil des jours
Il nous reste encore nos souvenirs éparpillés
Le jour colle sa joue subtilement aux alentours
Les secondes s’étirent septembre nous a quitté..

Ginette
Talbot
Le 11
septembre
2011

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©Ginette talbot
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