Mon destin me désarme

 

Que coulent enfin mes larmes !

Que naisse enfin ma voix !

Même si mon destin me désarme

Et que la vie broie mes joies

Après les plus terribles cauchemars

Le temps d’un regard et tout bascule

Mon cœur se mêle dans l’espace

Et je veux reculer la pendule

Des frissons glissent sur ma peau

La peur se faufile dans mes mains

Mon corps a tant besoin de repos

Dans ma vie s’introduit l’incertain

Ce soir une partie de mon âme est fugitive

J’entends en sourdine un air de violon

Ma vie et mon histoire sont à la dérive

Des bouts de ma mémoire figent les sons

Je vis dans la densité de mon enfance

Qui séjourne loin dans l’obscurité

Je me sens émergé de souffrances

Je sens la lueur de mes peines voilées

Que coulent enfin mes larmes !

Je ne vois plus le soleil couchant

C’est mon destin qui me désarme

Je cherche un peu d’apaisement

Je sais que la tristesse vient m’attraper

Surtout je ne me retourne pas

Je masque mes plus sombres pensées

En espérant que demain viendra..

 

Ginette Talbot

16 Août 2009

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