Printemps dans les brumes..

Ce matin la brume envahit le temps

Peu importe où, quand et comment

 Tu es dans mes veines et dans mon sang

Dans le jardin secret de mes tourments

Parfois je crois apercevoir ton ombre

Quand mes pensées sont sombres

Toi ma fille tu me manques tellement

Ta voix je ne l’entends plus maintenant..

En mars tu es partie sans aucun bruit

Tout comme un oiseau qui s’enfuit

Dans la souffrance, sans faire de manières

Tu t’es envolée doucement vers la lumière

C’était un printemps rempli de brumes

Ce jour là on ne voyait pas la lune

J’ai traversé la rivière des pleurs

Avec une cicatrice en plein coeur..

Le ruisseau s’est soudainement tari

Mais partout il y a des traces de ta vie

Un jour tu refleuriras ma jolie rose

Et plus jamais tu ne feras de pause

Dans un grand jardin de lys

Subitement le temps s’est arrêté

Et les petites fleurs bleues, des myosotis

Tristement se sont couchés..

J’ai vécu ce printemps dans la lourdeur du temps

Quand tu es partie, le néant s’est installé

J’ai vécu des moments d’isolement

Des morceaux de ma vie se sont déchirés

J’ai maintenant vidé tous mes tiroirs

Pour retrouver la route de l’espoir

J’ai vécu un printemps dans les brumes

Et avec le temps j’ai apprivoisé ma solitude..

Ginette Talbot

Je dédie ce poème à ma fille Caroline

qui est décédée le 16 mars.. 

 

Menu poèmes
     Menu     

  ©Ginette talbot