Quand j’aurai apprivoisé
Toutes les douleurs du passé
Le temps rebelle qui
s’enfuit
Les vieilles blessures
enfouies..

Quand j’aurai pardonné
Les trahisons, les lâchetés
Les haines, les infidélités
Je pourrai vivre en
liberté..

Quand j’aurai enfin effacé
Tout ce qui ride mon visage
Ces mots qui font pleurer
l’âme
Longues cicatrices de rêves
blessés..

Quand j’aurai pleuré jusqu’à
l’aurore
Les misères qui nouent ma
gorge
Les peines qui m’ont
emprisonné
De mes chaînes je serai
libéré..

Je prendrai de la pluie dans
mes mains
A l’odeur de mes rêves
lointains
Pour parcourir cent milles
lieux
Dans le désordre de mes
cheveux..

Quand j’aurai enfin réalisé
Toute la vie qui bat
Celle qui dort au fond de
moi
Celle qui habite
l’immensité..

Ce jour là je serai bien
avec toi
J’aurai laissé tomber les
murs
De mes chagrins, de mes
blessures
Et je serai enfin moi..

Ginette Talbot juillet 2008