Quand la vieillesse..

Quand la vieillesse vient froisser ton corps

Elle arrive sans bruit pour t’effleurer

Parmi les soirs souffrants et inodores

Et son ombre ne va plus te quitter..

 

 Tu te sens meurtri et mélancolique

Tu sais reconnaître son odeur fanée

Tu te sens effeuillé comme une marguerite

Et ton corps commence à se transformer..

 

La vieillesse fait changer tes pensées

On dit bien des choses pour te consoler

Mais face à face il faut affronter la vérité

Ta peau a perdu beaucoup d’élasticité..

 

Ton front est blanchi par le temps

Ta vie, fragile comme de la porcelaine

Ton souffle est glacé par le vent

Ton sang refroidi coule dans tes veines..

 
Tu vois s'accumuler derrière toi

Toutes les traces de ces années

Comme le chêne avec effroi

Qui voit tomber ses feuilles fanées.


Tu entends le vent soupirer

Tandis que la terre sommeille

Tu crois entendre murmurer

Des mots sacrés à ton oreille.

 Et puis le jour succède au jour

Et glisse en laissant des traces

Ta vie devient un geste d'amour

Dans ton âme rien ne s'efface..

 

Ton amour, de sa céleste flamme

Avec les jours rayonne dans ta vie

Et il brille toujours sur ton âme

Car pour toi il n'y a pas encore de nuit..



Le contour de ta vie est incertain

Il assombri souvent ton image

Des derniers voiles du matin

Comme l'aube qui se dégage..


 

Et quand ton regard solitaire

Viendra quitter la vie des yeux

Tu cesseras de voir sur la terre

Et tu partiras dans les cieux.




Ginette Talbot

16 Juin 2009
       

                          

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