Vacances au Lac Echo

 

Un jour de juillet où j’étais soucieuse

l’âme en peine, triste et songeuse

je fis quelques pas dérisoires

avant de descendre et de m’asseoir

j’étais rendu au bord du lac Écho

émerveillée je regardais fusionner l’eau

et soudain au fond de mon âme assombrie

mon regard furtif devenait attendri

L’eau coulait au son d’une douce musique

et chaque moment devenait magique

j’avais enfin desserré ma peau

en observant mes deux ados

ils pêchaient calmement sur le lac

mon mari sommeillait dans le hamac

je pouvais enfin relaxer au fil du temps

et me laisser tranquillement bercer par le vent

Mes pensées de fragilité s’étaient dénudé

entourée de montagnes j’avais le coeur léger

je reprenais doucement mon envol

je reposais mes pieds endoloris sur le sol

c’était un endroit enchanteur

je voyais bouger l’eau tout en douceur

je ressentais l’essentiel de la vie

je pouvais me libérer de mes soucis

C’était de beaux souvenirs à sauvegarder

mais trois jours c’était trop vite passé

j’étais arrivé le coeur rempli d’orages

mais je retrouvais mon élan et mon courage

j’aime!Voilà le mot que la nature entière

crie au vent qui l’emporte, à l’oiseau qui la suit!

Sombre et dernier soupir que poussera la terre

Quand elle tombera dans l’éternelle nuit!

 

Ginette Talbot

 

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